Un patrimoine de roche et d'histoire

 

Montalieu-Vercieu apparaît officiellement en tant que commune en 1848. Mais le peuplement, au bord du Rhône, remonte probablement 2500 ans avant Jésus Christ. La présence d’une nécropole mérovingienne (plus de 100 sépultures) et de l’emplacement d’une chapelle attestent la continuité démographique.

 

Vercieu mentionné dès 1183, vassalisé par la maison forte d’Enclenoux, traversa plutôt pauvrement les siècles, dominé par divers seigneurs, et notamment la famille De Virieu.

 

Le développement de Montalieu s’explique par l’ouverture de la « route stratégique » (RN75) et l’essor des carrières fin du XVIII°.

 

Pendant plus de 100 ans, la pierre va assurer la renommée du village. Les « beaux hommes un peu turbulents » extrairont ce « choin » (la pierre de Villebois) de tout le bassin carrier, pour beaucoup de réalisations, principalement à Lyon (quais, hôtel de ville …). La prédominance du ciment marquera après la 2ème guerre mondiale le déclin de ce noble matériau. Parallèlement, la soie occupe la main d’œuvre féminine (1870 à 1940) avant d’être aussi supplantée par le synthétique.

 

Aujourd’hui, Montalieu-Vercieu (3200 Montaliolands(es)) est une bourgade « centre » en pleine expansion démographique, essentiellement commerçante, d’activités tertiaires ou de services (collège, gendarmerie, caserne de pompiers, médiathèque …) à l’extrême nord Isère. Son passé se trouve pérennisé par un centre CFA UNICEM (pierre et granulats), d’une Maison de la Pierre et du Ciment, et d’une Maison de Pays.

Son réseau associatif est particulièrement dense, actif et diversifié.

 

Crédit photo Didier Jungers